samedi 26 avril 2008

Week end a Terelj


L’amie Zonzon m’ayant rejoint pour 2 semaines dans ma retraite mongole et ayant déjà, durant sa première semaine ici, écumé la moitié des bars de la capitale, nous nous devions de quitter Ulaanbaatar et d’explorer un peu la vraie Mongolie. Suivant les recommandations de mes collègues, nous décidâmes de partir pour Terelj, une réserve naturelle pas bien loin d’UB. Le concept : prendre un bus le samedi à 16h, trouver un endroit où dormir puis trouver un moyen de rentrer. Ce plan était intéressant et rigolo, mais plus que risqué, nos connaissances en mongol se limitant à « Bonjour, tout droit, tourne à droite, merci ! »…

C’est alors que jeudi soir, alors que nous terminons lamentablement avant-derniers du quizz dans le pub où nous étions sorti, nous faisons la connaissance d’Azaa et Byamba qui voulaient aussi aller à la campagne ce weekend end (douce coïncidence). Après quelques bières, nous décidons d’y aller ensemble, Azaa se met à rêver d’un gros barbecue, nous pensons qu’elle est saoule et qu’elle va se rétracter le lendemain mais non ! Nous voilà partis !

Rendez-vous fut donc pris le samedi, 14h30 devant le State Department Store « pour faire quelques courses ». Azaa n’a en effet pas DU TOUT abandonné son projet de barbecue et se lance comme une dératée dans les rayons du supermarché à la recherche de thé, de bière, de viande, de salami… Après une heure de courses acharnées, après avoir failli rater le bus pour s’être arrêté manger dans un petit restaurant 15 minutes avant le départ et s’être retrouvé à gober en 3 minutes une soupe bouillante, nous voila partis.
Le bus pour Terelj est un bon moment de rigolade : 2h pour faire une soixantaine de kilomètres, un petit côté montagne russe, 120 personnes pour les 40 places, il n’est pas rare de trouver toute la famille sur une seul banquette (papy, papa, maman et les 3 enfants, limite le petit dernier dans le compartiment à bagage). Evidemment, étant arrivés à l’arrache, nous nous sommes retrouvés debout pendant tout le trajet, ce qui somme toute n’est pas bien grave, mis à part l fait d’être obligé de se contorsionner pour pouvoir regarder les paysages et les différents troupeaux qui défilent devant les fenêtres. 2h et un bon mal de dos plus tard, nous arrivons à Terelj.
Le bus nous pose donc au bord de la route, au milieu de rien. On s’est pas foutu de notre gueule, c’est beau. Des collines, des montagnes, des rochers, le soleil commence à descendre sur tout ca, des mecs montés sur des chevaux passent à côté, suivis par des gamins sur des chameaux. Enorme. Cependant quelques caractéristiques méconnues de ces fameuses steppes méritent, je pense, d’être précisées. Tout d’abord, les steppes ne sont toujours pas vertes fin avril et parait-il ne le sont vraiment pas souvent. Aux dires d’un de mes collègues « Il pleut en juin, ca pousse, il fait trop chaud en juillet, ca crame, il repleut un peu en août, ca repousse et en septembre, tout est grillé ». Le second point caractéristique des steppes est l’omniprésence de bouses, crottins et autres déjections animales.
Je m’égare.
Donc nous sommes à Terelj (enfin aux environs de Terelj), le bus est parti et autour de nous, il n’y a rien, si ce n’est Turtle Rock, un rocher qui ressemble à une tortue. (logique !)
Une petite marche et le fantasme des steppes désertes tombe à l’eau : derrière Turtle Rock, des hôtels, une cabane-épicerie, des camps de yourtes… Partir dans un des parcs nationaux les plus populaires et les plus proches d’Oulan-Bator n’était peut-être pas la meilleure idée pour être dépaysé… Déception de courte durée : tous les ger camps (les hôtels en forme de camps de yourtes) sont complets (rapport au fait que c’est un des premiers weekends où il fait beau et chaud et que les mongols aussi, se sont payé une petite virée à la campagne).
Finalement, notre salut est arrivé en 4x4 gris dernier cri en la personne de Batjargal, peintre de profession, qui avait une yourte libre derrière la sienne et qui propose de nous héberger moyennant 20,000 tugriks la nuit.

On se retrouve dans un camp de « nomades » : 4 ou 5 yourtes, plein de vaches, de chèvres, 2 ou 3 chevaux, autant d’antennes satellites, tout ceci au beau milieu du Parc National, dont le concept même est qu’il est interdit de s’y installer…
Cette soirée est bien vite passée, à base d’une partie de foot endiablée au milieu des bouses, de quelques bières, d’une randonnée au clair de Lune pour visiter un temple perché au sommet d’une colline, d’un vendeur d’antiquité qui nous a fait une petite visite de son coffre aux trésors, … Et voila enfin venu le moment tant attendu : la nuit sous la yourte.
Verdict : Mouais. Globalement, sous la yourte, il fait très froid (il faisait autour de 0°C le soir et on n’arrivait pas à faire du feu… En plus personne n’avait trop envie de se relever toutes les 2h pour remettre du bois dans le poêle), ce n’est pas très confortable (d’autant plus que nous avons du partager le même lit, déjà fort petit, avec Zonzon) et on se fait réveiller beaucoup trop tôt par la complainte d’une chèvre qui pleurait car le voisin tondait ses copines pour le cashmere…
Un petit déjeuner à base de croute de lait (on a eu de la chance, les vrais nomades finissent leurs restes de viande au petit déjeuner normalement) et hop ! On décolle, direction les montagnes qui entourent le camp de yourtes. (Pour être précis, LA montagne à côté du camp de yourtes, car une seule ascension nous a déjà pris toute la matinée. Il faut dire qu’on a pris le versant funky à base de flancs super raides et de gros rochers glissants alors qu’à environ 300m sur la gauche, une voie arrivait directement au sommet en pente douce.) Et arrivé là haut, la vue fait drôlement plaisir. Mis à part un hôtel pas très harmonieux aux toits oranges, c'etait assez fou. En y reflechissant, c'était avant tout des grands champs de poussière et de bouses, mais enfin l'effet est réussi.

Une fois de plus, mon post est 1000 fois trop long et je ne sais trop comment conclure donc je vous dirai juste qu'on a fait un barbecue, on a vu des chameaux et on est rentrés.

Bien à vous,

6 commentaires:

Julien lacaze a dit…

génial!!

Fat Blonde a dit…

Merde Guigui, tu fais du sport!

Camille a dit…

ou qu'ils sont les dragons ?

Fat Blonde a dit…

Que tu es beau mon Guigui tel le chien royal canin courant ds les steppes mongoles...

Thomas a dit…

Incrédible... QUi est Zonzon ?

Unknown a dit…

and god was watching television...