Mon stage est hyper intéressant, mais un peu compliqué. J’ai plein de choses à faire, mais je ne sais toujours pas quoi précisément, mon boss n’étant pas très clair. Je crois que d’une part, il ne sait pas vraiment précisément ce qu’il y a à faire, et que d’autre part, je ne comprends pas tout ce qu’il me dit en raison de son fort accent australien et du fait qu’il se marre à la fin de la moitié de ses phrases. Ce qui fait qu’en général je rigole bien aussi mais que je ne comprends pas tout. De plus, mes collègues mongoles, si elles bossent très bien, ne sont pas non plus hyper impliquées dans le développement de l’affaire et ne débordent pas d’enthousiasme à l’idée de lancer de nouveaux projets (ie plus de travail). Mais cela dit, je me régale : pas mal de missions très différentes, je me promène un peu partout, rencontre plein de gens et découvre plein de choses.
L’équipe est assez sympa, j’apprends à les connaître petit à petit et j’adore ! A part les moments de solitude à la pause déjeuner où je me retrouve seul au milieu d’une dizaine de mongols parlant mongols et enchainant blagues, ragots et autres discussions que je ne saisis pas, le mongol restant pour moi encore un enchevêtrement indescriptible de sons que je n’imaginais pas forcément prononçable et encore moins enchainable aussi rapidement (le terme enchainable n’existe pas nécessairement). Mais bon, je rit bien avec mes collègues qui essaient d’apprendre le français, de m’apprendre le mongol (et qui se foutent de ma gueule en raison de mes difficultés de prononciation), qui font des blagues et se marrent (Globalement, le mongol aime faire des blagues et se marrer).
- Mercredi après midi, en revenant de la pause déjeuner, nous constatâmes avec effarement que le bureau était privé d’électricité. Point d’affolement, la procédure semble relativement rodée. Ne pouvant travailler, on s’occupe en rangeant le bureau et, au bout d’un moment, comprenant que le courant ne reviendra pas avant la fin de la journée, on cherche autre chose à faire, genre coller des affiches dans le magasin.
- Quand on donne une présentation au parlement, on se dit que, faute d’avoir les moyens de corrompre tout le monde, il faut en mettre plein la vue à tout le monde. On sort donc l’artillerie lourde : nos meilleurs vins « Baron Philippe de Rothschild » (qui sont en fait des vins de sa filiales chiliennes à environ 9,000 tugriks (soit environ moins de 6 euros), et on envoie un expert un vin (moi, crédibilisé par le titre ronflant de Sales & Marketing Manager de mes cartes de visite et par le fait que nos interlocuteurs ne parlent pas anglais et que ma collègue pourra filtrer mes bêtises lors de la traduction).
- Vendredi soir, lors de la soirée organisée avec toute la boite, je me suis retrouvé à parler, entre deux bières Chinggis et une tournée de vodka Chinggis, avec le chauffeur de l’agence de voyage, en langage des signes, qui me passait en revue toutes les filles de l’agence pour me dire lesquelles étaient intéressantes… Tout ce que j’en ai compris, c’est que les 2 petites comptables l’intéressaient énormément et que 2 de nos collègues n’étaient pas trop disponibles puisqu’enceintes…
- Passer à après-midi à tenter de faire fonctionner une imprimante couleur achetée au black en Chine, essayer pendant des heures de comprendre les du logiciel en chinois, tenter tous les boutons pour se rendre compte que ce ne sont pas les options d’impression qui merdent mais bel et bien l’imprimante et finalement se rendre chez Xerox (soit 40 minutes de taxi), les doigts et la moitié du visage couverts d’encre pour imprimer une feuille A4 en couleur, feuille qui sera finalement détruite par la machine pour plastifier les documents, qui a décidé de planter ce jour.
Voila pour le boulot. Venons-en maintenant au plus important : le reste de ma vie ici.
Cette semaine, j’ai encore fait pas mal de rencontres : Un français rigolo qui a quitté la Réunion le jour où il a compris qu’il fumait trop de joints pour exercer une quelconque activité, qui a débarqué à Ulaan-Baatar avec une idée d’ONG mais qui, depuis 4 mois, ne sait pas trop que faire, encore moins comment le faire et qui enchaine les petits boulots, un conseiller de l’ambassade qui est aussi le DJ Star d’UB, une américaine qui s’appelle Ming mais qui n’est pas chinoise (j’y peux rien, c’est elle qui se présente comme ca) et qui, je crois, donne des cours à l’école internationale, mais je n’en mettrais pas ma main à couper, rapport au fait que je ne comprends qu’un mot sur 4 de ce qu’elle me dit.
Et tout un tas d’autres, notamment une petite équipe de stagiaires français, de l’ambassade ou diverses agences de voyage, qui sont très sympathiques et avec qui je continue ma petite découverte de la Mongolie.
La Mongolie, parlons-en, c’est quand même le cœur du débat.
Le printemps en Mongolie, c’est un peu la meilleure saison, mais un peu la pire. Le soleil revient, pas un nuage dans le ciel, il fait bon, voire presque chauds certains après midi au soleil…
L’autre caractéristique du printemps, c’est le vent. Le vent ne souffle à peu près qu’au printemps parait-il et balaye un peu la pollution qui englue un peu toute la ville (entre les centrales, les yourtes en périphérie qui se chauffent au charbon ou en brulant tout ce qu’elles trouvent, les voitures, nombreuses et qui n’ont pas la pastille verte) (pour ma part, depuis qu’on m’a dit ca, j’ai peur de voir arriver l’été et envisage d’acheter quelques bouteilles d’oxygène, de peur de ne plus en trouver si la pollution augmente encore). Le problème majeur avec ce fameux vent, c’est les nuages de poussière qu’il soulève, l’herbe ayant déserté le pays depuis environ septembre dernier.
3 commentaires:
Coucou Guigui,
je ne sais pas ou t'écrire alors je te laisse un message sur ton blog. Moi je trouve que tu ne te débrouille pas trop mal,tu es assez rigolo a lire,meme si on aimerai avoir des nouvelles un peu plus souvent.
Je te fais plein de gros bisoussss.Et pour ma part je continue a chercher un stage....
Zaza.
guigui,
j'adore tes articles!!!!!
enormes bibis pour mon petit soleil en sucre!
moi aussi guigui, comme la blonde!
c trop rigolo
biz
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