dimanche 6 avril 2008

Et oui ! 2 posts en une fois !

Je pensais vous donner des nouvelles après vendredi soir, mais bon, je ne reviendrai pas sur mes déboires relatifs à la difficulté de trouver une connexion à Internet fiable. Voici donc de suite la suite (et pas la fin) de mes aventures Oulan Batoriennes (ou pas, je sais pas comment on dit).

Après une semaine de travail, point de répit : point de grasse matinée en ce doux samedi et dès le matin, mission Supermarché. En effet, de 10h à midi, au supermarché à côté de chez moi, c’est… Happy Hour ! Sous chaque produit, deux prix : le prix normal et le prix « Bizness », un peu moins cher… Ne pouvant pas tenter l’expérience en semaine, j’ai profité de mon premier week-end pour tenter.




Ici, le supermarché, comme tout le reste, devient vite une aventure. Les étiquettes, écrites soit en mongol, soit en russe, soit en chinois, sont une bien piètre aide et les quelques produits dont les étiquettes sont en anglais sont le Nutella, les bonbons Haribo et autres produits agréables mais importés de bien loin et atteignant des prix relativement exorbitants. On se repère donc à la tête des produits, quand celle-ci est d’une quelconque aide, à l’odeur (éviter le rayon de la viande), et puis au bout d’un moment, on se replie sur le rayon des fruits (et oui), des biscuits, des nouilles chinoises…

Après un copieux repas (nouilles chinoises), je m’en vais faire un tour dans la rue. Après deux heures de marches un peu aléatoire dans les rues, après avoir croisé Lénine, Gengis Khan, après être tombé par hasard sur le magasin de ma boite que je ne pensais pas être capable de retrouver un jour, je me suis choisi une destination : le temple du Choijin Lama ! Enfin, de temple, il n’a que le nom puisqu’il n’aura servi de temple que quelques années. Construit au début du siècle dernier, il sera interdit par les russes dès les années 20. Heureusement, il a été sauvé de la destruction et transformé en musée, témoin de la féodalité et de l’arriération des mongols avant l’arrivée du grand frère soviétique… Depuis, le temple est toujours là, désert car il n’a pas été rendu au culte et les touristes ne sont pas encore arrivés.


Puis c’est le retour à l’appartement et l’heure du bricolage. Ici, la technologie arrive petit à petit, en témoignent les écrans géants et les téléphones portables dernier cri qui sonnent partout et tout le temps dans la rue. Mais dans l’ensemble, c’est le bricolage et le système D qui prédomine, avec ses avantages et c’est inconvénients. Par exemple, l’isolation des fenêtres de ma chambre, réalisée à base de scotch, est très efficace. En revanche, elle complique un peu les choses quand on tente d’ouvrir ladite fenêtre.

Après avoir tenté de saisir les modalités de fonctionnement de ma machine à laver en plastique bleu made in Japan, voici venu le temps de m’occuper de mes portes de placard. Le meuble de la cuisine est très beau : d’un vert qui chatouille l’œil, avec des poignées brillantes et des vitres très propres (je pensais au début que la vitre de droite était très propre, mais en fait, il n’y a pas de vitre). Le souci majeur de ce meuble vient du fait que les charnières ont été vissées à l’envers. Les portes sont donc astucieusement posées de façon à paraitre droites. Ouvrir le placard est donc simple, en revanche, il est beaucoup plus dur de le refermer puisque la porte est restée dans votre main.

Donc après ce bref épisode bricolage, avoir tenté de demander à la concierge quelle était l’adresse de mon immeuble et réalisé que je n’arrivais ni à comprendre ce qu’elle me disait ni à lire ce qu’elle m’écrivait, je me suis donc décidé à rentrer chez moi et passer la soirée tranquillement, entre mes nouilles chinoises et ma télé.
A bientôt pour de nouvelles aventures !

1 commentaire:

Julien lacaze a dit…

OUI GUIGUI!

des fruits

a quand les champignons?