mardi 20 mai 2008

Un dimanche au Palais de la Lutte

Bien le bonjour à tous, cela fait bien longtemps que je n’ai pas écrit sur ce blog. En effet, après avoir visité trois musées et deux temps, j’avais épuisé toutes les possibilités de distractions un peu culturelles de la ville. Du moins le pensais-je… En réalité, j’avais oublié la lutte.
En effet, il y a trois sports nationaux en Mongolie : le tir à l’arc, le cheval et la lutte. Ce dimanche, nous avons donc décidé de nous rendre au palais de la lutte pour voir à quoi ressemble cette fameuse lutte mongole.

A 15h, nous nous installons dans les gradins (pas très confortables pour l’anecdote) au milieu de mongols (comme dans les stades de foot en Europe, on peut compter les femmes présentes sur les doigts d’une main) et on attend, en observant les lutteurs qui se changent dans les gradins (à quoi bon construire des vestiaires) et en écoutant Ankhaa nous donner quelques explications sur les tenues, les règles.... Une demi-heure en retard (Normal, on est en Mongolie), le spectacle commence.
Les juges entrent d’abord, dans leur chouettes dels rouges et bleues, suivis d’un paquet de lutteurs, qui entrent en faisant la danse de l’aigle. C’est d’abord un peu déconcertant de voir ces masses en slips bleus sautiller en agitant les bras mais on s’y fait, c’est même plutôt joli au bout d’un certain temps. Tout ce petit monde s’aligne et c’est parti pour les présentations des lutteurs.



Globalement, on ne comprend pas et c’est un peu long. Heureusement, ils ne présentent pas les 128 lutteurs mais ca prends quand même un certain temps.
Alors surgit un chanteur en compagnie d’un joueur d’un instrument de musique au nom inconnu mais typique d’ici et les voila parti pour un morceau de musique pas désagréable bien que la sono soit un peu trop forte et que la signification profonde du morceau m’échappe quelques peu. Ce paragraphe n’est pas très utile, j’ai une vidéo mais je ne sais pas trop comment la mettre en ligne et avec les connexions mongoles, j’en aurais pour environ mille heures, donc peut être qu’un jour, je l’enverrai…

Enfin, on entre dans le vif du sujet : la lutte. Pour être honnête, le sport en soi est certes impressionnant à regarder (voire des énormes masses se jeter dans tous les sens, c’est distrayant), le plus drôle et/ou le plus intéressant, c’est toute la culture et les rituels autour…


Le premier détail qu’on remarque est bien entendu la tenue de ces valeureux lutteurs. Pour l’anecdote, la forme bizarre du T-shirt vient du fait que dans des temps anciens, des femmes se faisaient passer pour des hommes et luttaient, d’où le développement de ce demi T-shirt dans lequel une femme se ferait vraisemblablement remarquer, à moins d’être dépourvue de poitrine… En revanche, aucune explication à propos du petit slip. Il y a aussi une petite histoire autour des couleurs, le rouge symbolisant le feu et le bleu les cendres, mais j’avoue ne pas avoir tout compris à ce chapitre. Ils portent aussi des bottes en poils de je ne sais quel animal ainsi qu’un petit bonnet assez mignon. Derrière le bonnet, deux petits bouts de tissu rouge sur lequel ils brodent un bandeau jaune à chaque tournoi remporté.

Dans l’arène, tout le monde combat en même temps (enfin ils se battent 2 par 2 mais il y a une dizaine de combats en permanence). Les combats sont entourés de toute une série de rituels qui rendent le tout un peu incompréhensible, entre les 10 juges, les 20 lutteurs et encore d’autres qui courent dans tous les sens en faisant la danse de l’aigle ou en se tapant sur les cuisses… En résumé, avant le combat, les lutteurs font une petite danse de l’aigle autour du juge, laissent leur bonnet au juge et partent s’échauffer autour d’un petit plot avec un drapeau mongol (enfin je pense qu’ils s’échauffent mais globalement ils font juste encore un petit coup de danse de l’aigle et ils se tapent sur les cuisses). Et c’est parti pour le combat, ils se tapent dessus, se poussent, se tirent les cheveux, s’attrapent par le slip ou par la ficelle du T-shirt, ils se secouent, jusqu’à ce qu’un des deux tombe par terre. Et alors les lutteurs remettent leur petit bonnet et c’est reparti pour toute une série de danses de l’aigle, de tapes sur les cuisses en courant partout…
Nous avons donc passé tout l’après midi à regarder ces bons lutteurs se taper dessus puisque 3h30 plus tard, j’ai du partir avant même la fin pour me rendre à l’inauguration d’un restaurant français, enfin voila, c’était long, mais c’était marrant. Pour la petite histoire c’est un grand en rouge qui a gagné, c’est normal, il faisait 2 têtes de plus que tout le monde…
Des bises,

4 commentaires:

Unknown a dit…

T'as réussi à attraper les petites formages :) ?

Julien lacaze a dit…

va faisait longtemps mon petit guigui!

tu as les salutations de nicolas charles!

ca pourrait etre un sport pour toi la lutte dis?

Fat Blonde a dit…

Gros Guigui,
Si tu deviens aussi gros que les monsieurs, je te quitte!

élise a dit…

guigui, je suis trop triste, reviens pour que nous aussi on fasse de la lutte et je te laisserai gagner après ton attaque de la meuuuule, classique mais efficace...
bibis d'amour